Atlas d’ophtalmologie du chien et du chat PDF

Il s’agit de lésions rares du fond d’atlas d’ophtalmologie du chien et du chat PDF, qui sont souvent associées à des pathologies générales. Ce sont des stries qui sont visibles à l’examen ophtalmoscopique, d’aspect sombre, et qui divergent à partir de la papille.


Cet atlas a pour but d’aider les cliniciens à explorer l’œil des carnivores domestiques. Il fournit une base de photographies de référence en ophtalmologie, en présentant l’œil normal, dont les variations sont considérables, et l’œil pathologique. Une sélection de 750 images, effectuée parmi les clichés recueillis au cours de trente années de clinique, illustre ces variations. Les praticiens vétérinaires généralistes trouveront des photographies traitées en macrophotographie ou en rétinographie. Les initiés en ophtalmologie trouveront également des clichés obtenus par des techniques plus élaborées et quelques images de cytologie ou d’histopathologie. En suivant un plan anatomique, les onze chapitres du livre couvrent l’ensemble de la pathologie oculaire, depuis les paupières jusqu’au fond d’œil. Le contenu de chaque chapitre adopte un schéma semblable avec des rappels d’anatomie et d’histologie, dont beaucoup sont inédits. La pathologie est étudiée au sein de chaque chapitre par type lésionnel (inflammation, dégénérescence, etc.), puis en fonction de l’étiologie et enfin par espèce quand cela est utile. Les photographies sont toutes légendées avec des explications commentant les points importants pour établir le diagnostic. La présentation des pages est agréablement aérée. Les vues sont regroupées par similarité et organisées sur deux colonnes. Une troisième colonne est réservée aux légendes. Pour saisir l’extension spatiale de lésions, qui sont photographiées en deux dimensions, une trentaine de schémas explicatifs est insérée. L’ouvrage est complété en fin de volume par un glossaire et un index, tous deux appréciables pour faciliter la recherche d’une information spécifique.

Elle sont dues à des anomalies des fibres élastiques dans lesquelles on constate un dépôt de calcium. On peut les découvrir par hasard ou bien à l’occasion d’un bilan général, dans le cadre de l’exploration d’une maladie systémique, familiale ou isolée dans une famille. C’est Knapp qui a décrit ces lésions en 1892 et qui pensait qu’elles correspondaient à des vaisseaux, ce qui fut infirmé par la suite. Cet aspect ‘angioide’ est caractéristique et est bilatéral. Sur les images ci-dessous on voit deux patients différents qui présentent ces anomalies. On décrit souvent des taches brunes correspondant à des atrophies chorio-rétiniennes, appelées ‘taches saumon’, et un aspect en ‘peau d’orange’ en temporal de la macula.

Les stries angioides sont des craquelures de la membrane de Bruch, située sous la rétine. On constate un effet fenêtre à l’angiographie lors des temps précoces, et une imprégnation lors des temps tardifs. La rupture de la membrane de Bruch va entrainer l’émergence de néovaisseaux venant de la choroide. Ces vaisseaux vont soulever la rétine et donner de nombreuses complications pouvant aboutir à une diminution sévère de l’acuité visuelle. Ils vont avoir tendance à saigner très facilement et donner ainsi des baisses brutales de la vision. Cette association constitue le syndrome de Grönblad-Strandberg. Sur le plan dermatologique on décrit des micropapules groupées en placard, sur les faces latérales du cou, aux creux poplités, aux coudes.

Les biopsies dermiques retrouvent les lésions caractéristiques. Cette pathologie est due à un déficit en fibrilline. Il ne faut pas le confondre avec l’homocystinurie. Syndrome d’Ehlers-Danlos : cela associe une hyperélasticité et une hyperextensibilité de la peau et des articulations. Les stries angioides s’associent à une grande fragilité des yeux avec un risque de rupture cornéenne.

C’est une affection familiale, autosomique récessive, due à un déficit en lysyl hydroxylase. Le pseudoxanthome élastique est du à des mutations du gène ABC-C6 situé sur le chromosome 6p13. Ce gène fait partie de la superfamille des Adenosine triphosphate Binding Cassette genes. Ils permettent le transport de molécules à travers les parois cellulaires. Ces molécules transportées et encore inconnues, sont très importantes pour maintenir les qualités des fibres élastiques. Ce gène a été trouvé par quatre équipes, presque simultanément, en mai 2000. Il n’y a pas de traitement des stries angioides ni de la pxe.