Bien vieillir grace au numerique. Autonomie, qualité de vie, lien social PDF

Please forward this error screen to ns7. Alors que l’on attendait depuis 15 ans une grande loi sur la dépendance et le vieillissement, c’est une loi essentiellement centrée sur le maintien à domicile qui a été adoptée, le 14 décembre. La loi relative bien vieillir grace au numerique. Autonomie, qualité de vie, lien social PDF l’adaptation de la société française au vieillissement revalorise l’APA, améliore le statut des aidants, crée les résidences autonomie, autant de dispositions qui concernent les départements. 60 ans en 2060, selon les projections de l’Insee.


Des technologies qui infantilisent et isolent, ou des technologies créatrices de lien ? Nous savons déjà que nous vivrons plus longtemps, et dans un monde encore plus connecté. Mais avons-nous vraiment réfléchi aux interférences entre ces deux tendances ? Il ne s’agit pas seulement de santé, de dépendance ou de maintien à domicile, mais aussi d’expérimenter d’autres formes d’activités, de relations, de services, de jeux, de projets collectifs qui s’adressent aux seniors comme aux autres, dans une société où cinq générations cohabiteront. Cet ouvrage explore comment l’innovation numérique transforme la culture des services et rencontre les besoins, les aspirations des individus qui vieillissent. Il invite à reconsidérer les modèles existants de prise en charge, de soin, de service à la personne ; et propose des pistes d’action concrètes et innovantes, dans lesquelles les technologies développent l’autonomie, la mobilité, les liens sociaux des plus âgés – et de ceux qui vivent et travaillent avec eux.

Soit 23,6 millions de personnes, dont 5,4 millions de plus de 85 ans. Adoptée définitivement le 14 décembre et publiée au Journal officiel le 29 décembre, la loi s’applique depuis le 1er janvier. Elle s’est faite attendre : une loi sur la dépendance avait été annoncée dès la canicule de 2003 et ses près de 20 000 morts supplémentaires. Au final, après un parcours législatif d’un an et demi, entamé en juin 2014, c’est une loi essentiellement centrée sur le maintien à domicile qui a été adoptée, laissant largement de côté le volet établissement, faute de moyens financiers. Une autre loi, non programmée, devrait s’en charger.

La priorité est donc donnée à l’amélioration du maintien à domicile, souhaitée par une très large majorité de personnes âgées, et moins coûteux pour la collectivité. APA à domicile, et non sur l’APA en établissement. L’augmentation du plafond d’aide permettra aux personnes déjà au maximum d’heures du plan d’aide d’obtenir un nombre d’heures d’intervention supérieur. Soit 180 000 personnes sur environ 1,2 million de bénéficiaires de l’APA.

Les bénéficiaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées seront exonérées de participation financière. Le reste à charge des bénéficiaires des plans d’aide les plus importants va diminuer. Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Droit au répit pour le proche aidant Corollaire du maintien à domicile, une valorisation des proches aidants . Curieusement, le chapitre consacré à ce point débute par un article annonçant un rapport  relatif à l’émission d’une ou de plusieurs monnaies complémentaires pour l’autonomie .

L’amendement qui en est à l’origine explique que  avec cette monnaie, une personne qui aide un senior gagne des unités. L’économie sociale et solidaire émettrait cette monnaie, en lien avec les services départementaux. De bons sentiments dont on peut craindre qu’ils aboutissent à ce que ces investissements humains ne soient pas reconnus à la hauteur de leur apport à l’économie nationale. Est considéré comme proche aidant d’une personne âgée son conjoint, le partenaire avec qui elle a conclu un pacte civil de solidarité ou son concubin, un parent ou un allié, définis comme aidants familiaux, ou une personne résidant avec elle ou entretenant avec elle des liens étroits et stables, qui lui vient en aide, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel, pour accomplir tout ou partie des actes ou des activités de la vie quotidienne . Cette personne bénéficie d’un droit au répit, intégré à l’APA. A condition qu’elle ne puisse être remplacée et que sa présence soit indispensable.