Dépêche-toi ! PDF

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Dépêche-toi ! c’est la course chez les animaux. Où vont-ils ? Pourquoi tant d’empressement ? Les motifs et le noir et blanc sont mis à contribution pour faire vivre cet imagier animalier. Arriveront-ils à temps pour la lecture du soir ? Vous le découvriez si vous restez jusqu’à la fin.

Phèdre est la dernière tragédie profane de Racine. Elle suit Iphigénie, écrite en été 1674. Phèdre après l’avoir traité dans Hippolyte voilé, aujourd’hui perdu. Le récit de Théramène, dans toute son horreur, doit beaucoup à cette source sur laquelle Racine insiste moins. Les ravages de la passion comme maladie de l’âme, ont été également explorés par les Anciens. Racine, même s’il affecte de laisser à d’autres le soin d’en juger, laisse entendre dans sa préface qu’il voit en cette pièce  la meilleure de ses tragédies . De fait, Phèdre lui apparaît comme l’héroïne tragique parfaite, l’intrigue tout à fait vraisemblable et le sujet propre à élever la vertu des spectateurs par la condamnation des passions et des vices.

Tout dans Phèdre a été célébré : la construction tragique, la profondeur des personnages, la richesse de la versification et l’interprétation du rôle-titre par la Champmeslé. Certains vers sont devenus des classiques. On a tellement célébré la musicalité de l’alexandrin  la fille de Minos et de Pasiphaé  que certains s’en sont moqués. Racine ne fait pourtant jamais de la poésie pour la seule beauté des sons. La généalogie de Phèdre est pleine de sens : elle a hérité de sa mère l’intensité de ses désirs et craint après sa mort le jugement de son père, qui est juge aux Enfers. Très vite Phèdre s’est imposée comme l’une des pièces les plus réussies de Racine et les plus souvent représentées sur scène. En écrivant Phèdre, Racine s’inspire de la tragédie antique en illustrant les notions de mimèsis et de catharsis tout en répondant aux exigences de la tragédie classique, qui s’appuie sur des règles précises fixant le cadre dans lequel l’action est circonscrite et sur la nécessité d’obéir à la bienséance.