Demain, nous vivrons tous dans l’espace PDF

Les gardes à vue sont-elles illégales ? Maître, j’ai entendu un hélicoptère se poser sur le demain, nous vivrons tous dans l’espace PDF du cabinet. Désolé d’avoir dû filer, mais l’Académie Busiris a dû siéger, et samedi soir, j’avais un match de rugby.


Cinquante ans après le vol pionnier de Gagarine, le 12 avril 1961, la vraie conquête spatiale commence…

Une nouvelle ère s’amorce pour les vols spatiaux habités, qui va tous nous concerner, directement ou indirectement, réellement ou virtuellement. Plus que jamais, le cosmos est notre nouvelle frontière, comme le furent jadis l’Ouest américain, l’Australie, l’Antarctique… avant que notre planète Terre ne soit entièrement conquise et occupée (à l’exception des abysses océaniques). Telle est la conviction d’Alain Dupas, expert reconnu du domaine spatial.
Les nouveaux pionniers sont déjà là, nous explique-t-il : Richard Branson (patron de Virgin), Jeff Bezos (fondateur d’Amazon), Sergueï Brin et Larry Page (fondateurs de Google), Elon Musk (fondateur de Paypal) et bien d’autres… Tous considèrent que les agences spatiales étatiques, notamment la Nasa, jadis fer de lance de l’épopée spatiale, sont devenues trop timorées. Ces cinquante dernières années, ce sont elles qui ont mené la conquête de la Lune, l’installation de stations spatiales permanentes en orbite autour de la Terre, l’étude de l’homme en apesanteur… Maintenant, c’est aux entrepreneurs de conquérir l’espace, de l’occuper, de l’exploiter. Que ce soit en orbite, sur des satellites comme la Lune, ou encore sur d’autres planètes, voire astéroïdes. Car l’espace recèle bien des richesses qui seront un jour nécessaires à l’homme.
Certains, tels Richard Branson et le magnat de l’immobilier Robert Bigelow, ont déjà lancé la fabrication de nouvelles sortes d’engins-fusées, destinés à développer très rapidement le tourisme spatial. Une façon de faire découvrir à de nombreux citoyens ce qui n’a pour l’instant été réservé qu’à quelques dizaines de spationautes bien entraînés. Ce qui peut sembler une utopie va devenir une nouvelle réalité, car l’homme ne renoncera jamais à conquérir l’Univers. Sa curiosité et l’esprit de  » nouvelle frontière  » ne s’arrêteront jamais. C’est en tout cas la conviction d’Alain Dupas, résolu à bousculer bien des idées reçues dans un livre destiné au grand public.

C’est pour ça que vous êtes couvert de bleus ? Las, la zone d’en but néo-zélandaise n’a pas eu cette chance. Vous apporter une tasse de thé. Toi, tu as une question à me poser. Bon, c’est un des rares thés parfumés que j’accepte de boire, plus par tradition que par goût.

Et nous en arrivions à la question :  que faire  ? Voyons les pistes qui s’offrent à nous, étant précisé qu’il ne s’agit ici que de réflexions que je fais à haute voix et destinées à être soumises à l’avis perspicace de mes commentateurs, tant les voies ouvertes par le code de procédure pénales sont limitées, et je n’ai pas la prétention d’avoir la compétence pour décider des modalités d’une action collective de ma profession. Vous savez comme je suis attaché à la Défense. Suivons la logique juridique et commençons par la fin. Les dossiers judiciaires sont ainsi faits : les actes les plus récents en haut, les premiers qu’on voit sont les derniers faits. Outre que cela réalise la Prophétie du Sauveur dont nous allons bientôt fêter la naissance, ce sont ceux que l’on consulte le plus souvent pour voir où en est le dossier.

Et l’objectif doit être de porter la question devant la cour européenne des droits de l’homme. Seule une condamnation de la France sera à même de convaincre le Gouvernement et Guillaume Didier. Et pour cela, que faut-il faire ? Soulever la question devant le juge national, qui est le premier juge de la convention européenne des droits de l’homme.

C’est de toutes façons obligatoire pour porter la question devant la cour européenne, sous peine d’irrecevabilité. Oui, épuiser les voies de recours internes. Ce qui veut dire aller jusqu’en cassation. Si des avocats aux Conseils sont intéressés par ce combat et accepteraient d’intervenir à l’aide juridictionnelle, qu’ils se manifestent, étant rappelé qu’en matière pénale, le pourvoi est dispensé du ministère d’avocats aux Conseils, mais aussi que selon le troisième Théorème de Cicéron, jamais l’assistance d’un professionnel n’est plus nécessaire que quand la loi nous permet de nous en passer. Et vous avez un modèle de conclusions ? Mon Jeannot, depuis le temps que tu fais ton stage ici, tu as pu te rendre compte que je ne répugne pas à faire travailler les autres. Mon papa a un ami qui est très fort pour ça.

Je crains que même ce petit Hercule de la matière aura du mal à étrangler ce serpent là. Mais sans jeu de mot, quelles conclusions vos excellents confrères en tirent-ils dans leurs conclusions ? La nullité des PVs d’audition et de confrontation en garde à vue, en fait tous les actes liant le prévenu à cette garde à vue illégale, ou plutôt inconventionnelle, puisque si le code de procédure pénale a été respecté, c’est au prix du respect de la convention européenne des droits de l’homme, qui a une valeur supérieure. Pas besoin d’être grand clerc pour deviner une certaine résistance des juridictions. Bien souvent, quand on plaide une nullité, on sent un désir de la juridiction de tout faire pour sauver la procédure. Le moyen le plus commode est d’invoquer l’absence de grief : art. J’entends déjà le téléphone sonner : tous vos lecteurs magistrats vont protester en commentaires.

Je m’en doute bien, mais pour ma part, ma religion est faite depuis une affaire qui, par les hasards du traitement administratif est devenu un cas d’école assez unique : j’ai pu plaider deux fois le même dossier devant deux chambres à quelques jours d’intervalle. Et le résultat a été riche d’enseignement. Voici, une fois n’est pas coutume, une affaire que j’ai traitée. Une belle et douce soirée de juillet, un groupe de lycéens fêtait sur les bords de Seine la fin des épreuves du baccalauréat. Les filles étaient jolies, la bière était fraîche, et la vue magnifique. Au-dessus d’eux, sur les quais, une bagarre éclate à la terrasse d’un café.