Généalogie de la très ancienne, très haute et très illustre maison de Lorraine, (Éd.1869) PDF

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Généalogie de la très ancienne, très haute et très illustre maison de Lorraine, par laquelle est justifiée que la Lorraine n’est pas un fief d’Empire, comme aucuns ont erronément écrit, bien que d’origine, elle soit de l’Empire, mais que c’est souveraineté qui ne relève que de Dieu et de l’épée…
Date de l’édition originale : 1869
Sujet de l’ouvrage : Lorraine

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Les conditions de vie et le travail des enfants dans l’industrie. Enfants en usine à la forge. Affiche du Comité de Salut public de la Commune de Paris. Guerre civile, lithographie d’Édouard Manet, 1871. De 1804 à 1870, la France a vécu principalement sous des régimes politiques plus ou moins autoritaires : Premier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, Second Empire. En juillet 1870, Napoléon III entreprend contre la Prusse une guerre mal préparée, qui le conduit rapidement à la défaite. Paris est assiégée et connaît une grave famine au cours de l’hiver 1870-1871.

Les événements font monter la tension à Paris au sein du peuple où se retrouve  ce qui a produit la sans-culotterie en 1792-1794 : ébénistes, tanneurs, cordonniers, tailleurs, maçons, charpentiers, etc. La plus grande partie des élus représentant Paris sont eux des républicains des listes  pour la guerre , souvent extrémistes. En effet, le peuple parisien pense s’être correctement défendu et ne se considère pas comme vaincu. Il existe un fossé grandissant, confinant parfois à l’exaspération, entre les provinces et la capitale.

La guerre de 1870 a profondément marqué la ville, qui a subi un siège très dur et dont la population a souffert de la faim. L’attitude de l’Assemblée, royaliste et pacifiste, qualifiée d’ assemblée de ruraux  par les Parisiens, contribue à l’exacerbation des tensions. Par une loi du même jour, elle met fin au moratoire sur les effets de commerce, acculant à la faillite des milliers d’artisans et de commerçants, et supprime la solde d’un franc cinquante par jour payée aux gardes nationaux. Paris, la mixité sociale dans les quartiers, de règle depuis le Moyen Âge, a presque disparu avec les transformations urbanistiques du Second Empire. Deux éléments ont pu favoriser l’insurrection du peuple. Tout d’abord, le droit de grève, accordé en 1864, a été très utilisé dans les dernières années du Second Empire. La deuxième se trouve dans la désorganisation de la garde nationale, source de graves désordres.

Costumes militaires de la Commune d’après nature par A. Les archives de la répression qui frappa l’insurrection permettent de brosser le portrait social des communards. L’insurgé-type de 1871 est un travailleur parisien, un homme d’une trentaine d’années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d’ateliers ou de petites fabriques.

Ainsi, de petits patrons côtoient des salariés : aux yeux des marxistes, il n’y a pas eu de lutte des classes au sens  moderne  du terme. Adolphe Thiers avait commandé la construction des fortifications qui entouraient Paris alors qu’il était ministre de Louis-Philippe. Il avait conçu cette enceinte pour défendre la ville contre des ennemis. Le 17 mars 1871, Adolphe Thiers et son gouvernement, évaluant mal l’état d’esprit des Parisiens, envoient au cours de la nuit la troupe sous le commandement du général Lecomte s’emparer des canons de la Garde nationale sur la butte Montmartre. De là, il le fait transférer en Bretagne, sous surveillance militaire, avec ordre de tirer en cas d’évasion.

Quand le gouvernement décide de désarmer les Parisiens, ceux-ci se sentent directement menacés. Il s’agit de leur soustraire les 227 canons entreposés à Belleville et à Montmartre. Les Parisiens considèrent comme leur propriété ces canons qu’ils ont eux-mêmes payés par souscription lors de la guerre contre la Prusse. Les gardes nationaux du Comité Central remontant à leur parc, les canons de Montmartre le 18 mars 1871. Article détaillé : Soulèvement du 18 mars 1871.