Genève et ses mystères : Flâneries insolites dans l’histoire PDF

Fleur de Lys genève et ses mystères : Flâneries insolites dans l’histoire PDF la Couronne, ordre du Saint-Esprit et armoiries. C’est l’une des quatre figures les plus populaires avec les multiples croix, l’aigle et le lion.


Entre la colline de la ville haute et Saint-Gervais, des rues Basses aux anciens faubourgs disparus, Genève dévoile, quartier après quartier, les lieux sacrés de son passé.
Du néolithique au XVIe siècle, grande dame au carrefour de la pensée religieuse, l’ancienne cité se découvre initiatrice ou refuge, creuset vivant où se croisent et se rencontrent spiritualités secrètes et anciennes croyances.
A toutes celles et tous ceux qui cherchent, atten­tifs aux signes d’un autre langage, apparaît alors un chemin en filigrane, que ce livre vous propose, où symboles et personnages interrogent les dessous d’un monde traversé de rumeurs et de mystères.

Elle est habituellement classée parmi les figures naturelles. Du fait de sa valeur dans la tradition chrétienne, la fleur de lys était symboliquement très présente sous la forme d’aigrette trifide, dans l’Empire byzantin puis dans les royaumes francs et le royaume lombard. De nombreuses légendes ont cherché à expliquer l’origine des armes de France. Clovis recevant la fleur de lys.

Montjoie où la tradition a fait séjourner Clovis et son épouse, vivait près d’une fontaine un ermite que la très chrétienne reine Clotilde avait l’habitude de venir consulter. Le seigneur d’Armentières, une ville où coule cette rivière, en fit le motif de son blason. Lors de l’annexion de son fief par le roi des Francs, celui-ci décida à son tour de l’ajouter à son propre blason. On a découvert dans ce qui reste de l’église de Saint-Denis, construite par l’abbé Fulrad à la fin du règne de Pépin le Bref et au début de celui de Charlemagne, des colonnes dont les bases étaient ornées d’une frise de lys et rinceaux.

Vers 850, Sedulius de Liège chante  le lys royal règne du haut des sceptres étincelants  dans De rosae liliique certamine, vers 850. Louis VII, fut nommé à sa naissance Florus selon Ordéric Vital dans son Historia Ecclesiastica et son sceau le montre avec trois lis sur sa couronne. Il semble que Louis VII ait joué un rôle déterminant dans l’adoption de la fleur de lys comme symbole spécifique de la royauté française. De fait, l’héraldique apparaît sous son règne et, à partir de Louis VII, le décor royal et étatique est criblé de fleurs de lys. On sait par Helgaud en sa Vie du roi Robert que Charles II le Chauve avait un ornement appelé orbis terrarum. Le gisant de Louis VII à l’abbaye cistercienne de Sainte-Marie de Barbeau.

Les fleurs de lys sont couramment représentées sous une forme stylisée, jaune sur fond bleu : d’azur semé de lys d’or ou d’azur à trois lys d’or pour la version  moderne . Un emploi du semis de lys attesté se trouve sur un sceau du fils de Philippe II Auguste, le prince Louis, futur Louis VIII, en 1211. Le semis qui est remplacé en 1375 par trois fleurs de lys. Le chef de France est une augmentation accordée aux armes de ces villes. Le passage de France ancien à moderne a conduit à de nombreuses armes irrégulières, à enquerre. En effet, le fleurdelisé primitif est un semis, qui n’est pas soumis à la règle de contrariété des couleurs.