Histoire de la renaissance du catholicisme en angleterre au xixème siècle PDF

Joséphine est née dans une grande propriété de la Martinique d’une famille de Békés. L’appellation  Joséphine de Beauharnais , bien que largement utilisée, serait historiquement incorrecte. En effet, elle n’a jamais été appelée ainsi histoire de la renaissance du catholicisme en angleterre au xixème siècle PDF son vivant : du temps de son mariage avec Alexandre de Beauharnais, elle se prénomme Marie Josèphe Rose.


C’est Napoléon qui lui donnera le nom de Joséphine. Le musée de la Pagerie aux Trois-Îlets, installé dans l’ancienne cuisine des Tascher. Son troisième prénom, Rose, qui sera son prénom usuel jusqu’à son union avec Napoléon Bonaparte, est également un des prénoms de sa mère. Elle trichera toute sa vie sur la date de sa naissance pour se rajeunir. Les almanachs impériaux indiqueront tous les ans la date du 24 juin 1768.

Elle ne fait pourtant pas partie des plus grandes exploitations de Martinique, et elle périclite à l’époque de la naissance de Joséphine. Nostalgique de la France, le père de Joséphine s’absentait souvent et rejoignait Fort-Royal, où il menait une vie de plaisirs. Ses filles eurent une enfance très libre, sans discipline ni préoccupations intellectuelles. Joséphine, alors surnommée  Yéyette , passait ses journées avec sa nourrice, une mulâtre, et jouait souvent avec des enfants esclaves.

De son enfance martiniquaise, Joséphine garda un caractère et des habitudes correspondant à l’image que se faisaient les Français des Créoles : paresseux, sensuels et capricieux. Elle joua beaucoup de cette image. Le général de Beauharnais, premier époux de Joséphine. Joseph-Gaspard Tascher de La Pagerie, propose à ce dernier d’unir son fils cadet, le vicomte Alexandre de Beauharnais avec sa fille Catherine-Désirée Tascher de La Pagerie. Le couple se sépare dans des conditions difficiles en décembre 1785.

La Révolution qui éclate en 1789, et qui touche l’île à partir de 1790, l’incite à regagner la France fin 1790 et Paris où son mari occupe maintenant la situation très en vue mais dangereuse de président de l’Assemblée constituante. La cocarde représentant Rose et sa fille Hortense, musée de la Révolution française. Elle est alors tellement pauvre qu’on la dispense, comme les autres, lors des soirées, d’apporter son pain comme cela se faisait alors. Malgré sa pauvreté, la citoyenne Beauharnais s’arrange toujours pour être bien mise, contractant des dettes dont elle règle les plus criantes en jouant probablement de ses charmes.

Nouant une grande amitié avec Thérésa Tallien, elle passe pour être une des  reines  du Directoire, et devient vraisemblablement la maîtresse de Barras, qui était déjà marié. Elle est alors une femme entretenue par ses nombreux amants. La veuve Beauharnais accepte ce mariage sans amour de sa part, mais convaincue des capacités de son époux à se tailler une place dans les sphères les plus hautes du pouvoir. Le surlendemain, Bonaparte, qui a été nommé par Barras général en chef de l’armée d’Italie, part prendre son commandement.

Joséphine, qui reste à Paris quelques mois, va traficoter en tirant de substantiels revenus sur des marchés de fournitures plutôt douteux avec l’armée, afin de subvenir à ses goûts luxueux. Pendant plusieurs mois elle refuse de quitter Paris pour suivre Napoléon, qui a entrepris la première campagne d’Italie. Le général, très amoureux de sa femme qui prétend être enceinte, et Barras, inquiet de son moral, ont du mal à la décider à gagner l’Italie. Le 24 juillet 1796, au soir, Joséphine assistée de Louise Compoint, Hamelin et Monglas quittent Milan pour se rendre à Brescia où elle doit rejoindre Bonaparte comme convenu. Mais ce dernier occupé par les affaires de la guerre lui demande de le rejoindre à Vérone.