Introduction à la lecture de Lacan, tome 1 : L’inconscient structuré comme un langage PDF

Georges Politzer s’exile à l’âge de dix-sept ans à la suite de introduction à la lecture de Lacan, tome 1 : L’inconscient structuré comme un langage PDF’écrasement de la République des Conseils de Hongrie dirigée par Béla Kun. Il participe aux séminaires de la société psychanalytique de Vienne avec Sigmund Freud et Sándor Ferenczi.


Il s’installe à Paris en 1921 et en cinq ans, il obtient tous ses titres académiques, jusqu’à l’agrégation de philosophie. Sorbonne il s’était lié avec un groupe d’étudiants en philosophie, Pierre Morhange, Henri Lefebvre, Norbert Guterman. Après de nombreux débats et controverses, Politzer et la plupart des membres du groupe adhérent en 1929 au Parti communiste. Mobilisé à Paris en 1940, il reste aux côtés de la direction clandestine du Parti communiste. Démobilisé en juillet 1940, il dirige l’édition d’un bulletin clandestin. Il crée en septembre 1940, avec ses amis communistes Jacques Decour et Jacques Solomon, le premier réseau de Résistance universitaire. Du fait de ces activités clandestines, il est traqué par la police.

Il est fusillé le 23 mai 1942 avec ses camarades au Mont Valérien. Malgré sa mort tragique et ses prises de positions ouvertement antifascistes, Georges Politzer ne fut reconnu comme interné résistant à titre posthume qu’après une bataille juridique qui ne se termine qu’en 1956. Philosophe communiste, il s’intéresse au matérialisme. Le matérialisme est opposé à l’idéalisme.

Il édite la Revue de psychologie concrète. Au moment où se prépare une première réédition de la  Critique des fondements de la psychologie  dans les années 1960, l’analyse de Louis Althusser montre les résonances du texte de Politzer dans la pensée philosophique de l’époque. Il écrit à Guy Besse le 23 juin 1965 :  Le texte de Politzer, lancé dans le public sans préface théorique que tout lecteur soit obligé de lire, va y faire des ravages. La Critique est un texte génial, mais faux, et profondément idéaliste. Lettre de Louis Althusser à Guy Besse du 23 juin 1965. Politzer, en renvoyant à des textes et articles qui ont précédé ce qu’il en dit, notamment à l’examen qu’en a déjà fait Jean Laplanche dans le rapport coécrit avec Serge Leclaire et présenté au colloque de Bonneval, publié dans Les Temps Modernes en 1961,  L’inconscient. La charpente théorique de la psychanalyse est tout ce qu’il y a de plus provisoire.

Les théories que Freud appelle lui-même  topiques , à savoir la distinction entre l’inconscient, le préconscient et le conscient sont de grossières hypothèses de travail, de même que les hypostases comme la Censure, le Refoulement, et même la Libido. On a souvent fait état, dans les milieux psychanalytiques, de l’exil de Freud symbolisant la condamnation de la psychanalyse par les nazis. Certes, il y a eu des déclamations nazies contre la psychanalyse. Il n’en est pas moins vrai que la psychanalyse et les psychanalystes ont fourni pas mal de thèmes aux théoriciens nazis en premier lieu celui de l’inconscient.

L’attitude pratique du nazisme à l’égard de la psychanalyse a été déterminée essentiellement par des raisons tactiques. Il suffit de feuilleter n’importe quel ouvrage psychanalytique pour se rendre compte à quelles puérilités peut aboutir la sociologie freudienne. Indiquons seulement qu’en fait Freud et ses disciples ont été amenés à proposer les ‘complexes’ à la place des forces motrices réelles de l’histoire. La sociologie à laquelle ils ont abouti ainsi fait apparaître à la surface l’idéalisme que la doctrine contient à la base.

Politzer n’est pas une  simple  critique envers la psychanalyse qui peut représenter une méthode de psychologie  concrète  par le  drame  se jouant entre le médecin et le patient. Et il faut avouer que, pour la philosophie nouvelle, il ne peut pas y avoir de dualisme entre la certitude et la sécurité, puisque les spéculations rattachent ceux qui la préconisent à ceux qu’on appelle les ennemis de la société. Et se trouvant ainsi, heureusement, en désaccord avec l’État, les nouveaux philosophes n’auront plus que la certitude. Philosopher véritablement sera de nouveau une occupation dangereuse comme dans les temps héroïques. Politzer, c’était l’homme qui avait dit : la psychologie, ça n’existe pas, la psychologie, c’est de l’abstraction, la psychologie, c’est la théorie de l’âme. Pourquoi est-ce que la psychologie n’existe pas? Parce que c’est à la fois une science qui prétend avoir pour objet l’âme, c’est-à-dire un objet qui n’existe pas et, d’un autre côté, parce que c’est une discipline qui emploie des concepts qui ne sont que des abstractions.