Jouer au bridge avec Belladonna. Le Jeu de la carte PDF

Ma petite Marie, la baronne tousse, le curé dort, le docteur jouer au bridge avec Belladonna. Le Jeu de la carte PDF, le général va commencer à raconter ses campagnes, vite un whist. Monsieur le curé, voulez-vous être le quatrième ? Chère enfant, seulement si je suis nécessaire.


Je prendrai cela en esprit de pénitence. Chère madame, soyez donc assez aimable pour faire la quatrième au whist de ces messieurs. Ma toute belle, je n’y tiens en aucune façon, mais je ne voudrais pas faire manquer la partie. Je veux vous prouver tout mon dévouement, chère mademoiselle, j’essayerai cette cure. Général, une place de quatrième effrayerait-elle votre courage ?

Je n’ai, mademoiselle, qu’une crainte au monde, celle de ne pas vous plaire. Enchanté, chère baronne, d’être votre partenaire. Et n’oubliez pas, général, d’enchaîner comme jadis la victoire à nos drapeaux. On dirait que le docteur a quelques atouts. Avec un partenaire qui a quelques cartes, on peut espérer le salut ! Mesdames et messieurs, souvenons-nous que whist veut dire silence.

Vite, nous ne sommes pas ici pour nous amuser. Un peu de modération, ici j’ai charge d’âmes. Avec une figure comme cela, autant dire votre jeu. Et la treizième qui est un sept, un joli petit shlem ! Ces variantes modifiant souvent de manière importante le jeu du whist, ont porté des noms différents comme le boston ou le Maryland. Une variante du boston, appelée whist à la couleur, reste très populaire en Belgique.

Le whist original se joue à quatre joueurs, en deux équipes croisées de deux joueurs, avec un jeu de 52 cartes, dont l’ordre décroissant dans chaque couleur est : as, roi, dame, valet, 10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2. Le whist étant d’origine anglaise, la distribution des cartes et le jeu de la carte se font dans le sens horaire — ceci est contraire à la tradition française. Le donneur distribue 13 cartes à chacun, une par une, retournant la dernière, qui lui appartient. La couleur de cette carte retournée est celle de l’atout pour ce coup. Pour la première levée du coup, le premier à jouer est le joueur placé à gauche du donneur, et pour les levées suivantes, c’est celui qui a fait la dernière levée. Le jeu de la carte est simple, consistant à fournir obligatoirement de la couleur demandée, et dans le cas où un joueur n’en a pas en main, il peut jouer la carte qu’il veut sans être obligé de couper.

On n’est jamais obligé de monter en jouant une carte plus forte en quelque couleur que ce soit, y compris en atout. Celui des quatre joueurs qui a joué le plus fort atout ou, à défaut d’atout, celui qui a joué la plus forte carte de la couleur demandée, fait la levée. Les levées sont conservées pliées devant un seul des deux joueurs de chaque équipe. Les plis ainsi constitués sont placés les uns sur les autres à demi croisés, afin que chacun puisse aisément les compter. Chaque levée au-dessus de la sixième compte pour 1 point, les six premières ne comptent pas.

Sur un coup, une équipe doit donc faire au moins sept levées pour comptabiliser des points. Le maximum de points de levées qui peut être fait sur un coup est égal à 7, lorsqu’une équipe parvient à faire les treize levées, ce qui s’appelle faire le chelem — francisation du mot anglais slam. Les quatre plus hauts atouts — as, roi, dame, valet — sont appelés les honneurs. 4, si elle a joué les quatre.