L’anthropologie de Lévi-Strauss et la psychanalyse PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai 2008. Un second mémoire a été l’anthropologie de Lévi-Strauss et la psychanalyse PDF en Septembre 2008.


Ce livre renoue avec un moment doublement fécond : l’invention, par Claude Lévi-Strauss dans les années 1940, d’une  » anthropologie structurale « , fruit de la rencontre avec la linguistique de Roman Jakobson ; puis l’adoption, la décennie suivante, du structural en psychanalyse, par Jacques Lacan. Les auteurs restituent la vigueur de ces échanges et soulignent des points de convergence, connus ou moins connus. Ainsi, retrouve-t-on le concept de structure dans ses usages désormais classiques : phonologie, systèmes de parenté, langage des mythes. Mais on le découvre aussi mis à l’épreuve de la fonction poétique, par Jakobson ; et soumis au bouleversement des dernières thèses de Lévi-Strauss sur la musique.
En psychanalyse, la structure n’a d’abord été importée qu’à la condition d’un paradoxal  » sujet de l’inconscient « , qui se démarque de l’inconscient structural lévi-straussien. Mais par la suite, Lacan retrouve les transformations internes au structuralisme, quand, s’éloignant du modèle linguistique, il affirme sa notion de  » lalangue « , quand il repense la structure au moyen du nœud borroméen, ou met en crise la totalité, avec le  » pas-tout  » des formules de la sexuation.
Cette rencontre tardive des trois grandes œuvres réserve-t-elle de la structure un autre usage ? C’est ce dont, au terme de la réflexion proposée ici, on pourra peut-être décider. Le présent ouvrage fait suite à un colloque initié en automne 2005 par quelques-uns (Marion Abélès, Marcel Drach, Michel Izard, Marie Mauzé et Bernard Toboul). Informé de ce projet, Claude Lévi-Strauss a accepté de l’entendre avec bienveillance. Mûri dans le sillage de ce colloque, ce livre lui est offert en hommage.

Il a été soutenu et validé. Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation. En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue. C’est une période qui vient après la modernité.

Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture.

Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines. Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat. La démocratie Le concept de démocratie était important pour la modernité.

Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Elle est mise en œuvre et la philosophie n’aborde pas ce sujet en tant que tel. Personne ne semble vouloir revenir en arrière. Ce qui peut faire débat, c’est le fait qu’elle est limitée. Par exemple, toutes les personnes qui vivent en France n’ont pas le droit de vote. La raison est partagée par tous les êtres humains.