L’esprit de la peinture : Hommage aux maitres flamands PDF

Cet article est une ébauche concernant une peintre française. Fabienne Verdier, née le 3 mars 1962 à Paris, est une l’esprit de la peinture : Hommage aux maitres flamands PDF peintre française.


Pour la première fois de son histoire, le Musée Groeninge de Bruges accueille les uvres d une artiste contemporaine dans ses murs, en écho à six chefs d uvre de Van Eyck, Van der Weyden, Marmion, Memling, Van der Goes…
Fabienne Verdier, depuis toujours inspirée par les primitifs flamands (et par la mystique de la même époque), a scruté pendant quatre ans les uvres de ces maîtres, pour y associer son regard propre : celui-ci se porte parfois sur des détails, parfois sur la structure d ensemble du tableau, pour décliner en de multiples variations les formes abstraites qu elle y a décelées.
Introduit par un entretien entre Fabienne Verdier et Daniel Abadie, conclu par un essai de Pierre Daix, le livre comporte six séquences : chacun des six tableaux reproduits fait d abord l objet de commentaires historiques (avec des détails de l uvre) par le Conservateur du Groeninge, d un commentaire plus artistique d une personnalité qui fait le lien avec l uvre de Fabienne, et de toute une déclinaison de peintures et de dessins, ponctués de pensées de l artiste et d extraits de ses carnets.

Elle vit et travaille en France. En 1983, à vingt-deux ans, Fabienne Verdier part étudier en Chine, au Sichuan Fine Arts Institute, à Chongqing. Elle est la première étrangère à recevoir un diplôme supérieur en art de cette université. Fabienne Verdier rentre en France en 1992, après presque une décennie d’immersion en Chine et de travail intense.

Dans Passagère du silence, publié par Albin Michel en 2003, elle décrit son apprentissage au sein d’un système de pensée radicalement différent. Plusieurs expositions personnelles ont lieu en France, ainsi que dans d’autres pays européens et en Asie. Fabienne Verdier consacre trois années à l’étude des expressionnistes abstraits et des minimalistes américains. En 2009, Fabienne Verdier entame une nouvelle période intense de recherche et de peinture. En 2013, les musées Groeninge et Memling à Bruges exposent le résultat de son travail au côté des tableaux qui l’ont inspiré.

Pour approfondir sa recherche sur la spontanéité intuitive du geste que suppose la peinture a fresco, Fabienne Verdier se tourne également vers les fresques italiennes et les maîtres du Quattrocento. En 2014, la Pinakothek der Moderne de Munich invite Fabienne Verdier à contribuer à une installation de sept travaux d’artistes contemporains. Cette œuvre a été acquise en 2016 par le musée, qui l’a intégrée à ses collections permanentes. Enfin, l’artiste réalise en 2014 une peinture monumentale de treize mètres de haut dans l’entrée de la nouvelle tour Majunga à La Défense. Ce travail a été commandité par Unibail-Rodamco, sous l’égide de l’architecte Jean-Paul Viguier. Ses dernières recherches autour de la dynamique des formes ont conduit Fabienne Verdier à explorer les liens possibles entre la musique et la peinture, particulièrement entre les lignes sonores et picturales.

En 2017, à l’invitation du Festival d’Aix-en-Provence et de son Académie, Fabienne Verdier s’installe dans la Chapelle de la Visitation pour y explorer de nouveaux territoires entre le jeu de la ligne sonore et de la ligne peinte. Le projet commun avec Alain Rey, Polyphonies : formes sensibles du langage et de la peinture, s’achève dans la seconde moitié de l’année 2017. Des couples de mots évoquant des relations particulières ont été définis par les deux protagonistes. Elle a ainsi développé de nouvelles expériences visuelles, dynamiques et sonores sur l’acte de création.

Le processus créatif de Fabienne Verdier comprend la plupart du temps trois phases, avec des techniques mixtes 26. D’abord, elle consigne ses recherches, pensées et observations dans des carnets de notes, des esquisses et des encres sur papier. Ensuite, elle prépare la toile en appliquant des couches successives de pigment et de vernis afin d’obtenir le degré désiré de vibration, de saturation et de profondeur de la couleur. Fabienne Verdier, Passagère du silence, dix ans d’initiation en Chine, Paris, Albin Michel, 2003, p. Doris Von Drathen, Painting Space, op. The Hubert Looser Collection at Kunsthaus Zürich, cat. Markus Brüderlin, The Art of Deceleration, Motion and Rest in Art from Caspar David Friedrich to Ai Weiwei, cat.

Ostfildern, Kunstmuseum Wolfsburg und Hatje Cantz Verlag, 2011. Ingried Brugger et Florian Steininger, Hubert Looser Collection, cat. Jean de Loisy, Formes Simples, cat. Fabienne Verdier, l’esprit de la peinture : hommage aux maîtres flamands, Paris, Albin Michel, 2013. Alexandre Vanautgaerden, Fabienne Verdier et les Maîtres flamands, notes et carnets, Paris, Albin Michel, 2014. Singapour, Art Plural Gallery, 2013, p. Daniel Abadie, Fabienne Verdier : la traversée des signes, Paris, Albin Michel, 2014.