L’homme debout : Le credo de saint Irénée PDF

La basilique de Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence. Après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume pendant qu’elle évangélisait la Provence. Le culte de la sainte reste cependant vivace. Le souvenir de cette sépulture ne s’étant pas l’homme debout : Le credo de saint Irénée PDF, le prince de Salerne, Charles II, fils du comte de Provence Charles Ier fait entreprendre en 1279 des recherches pour retrouver les reliques de sainte Marie-Madeleine à laquelle il voue une grande dévotion.


La vocation de l’homme est inscrite dans sa chair, porteuse de l’image de Dieu, écrit saint Irénée. Cette affirmation fut pour Donna Singles, alors étudiante en théologie à Lyon, un choc décisif quand elle entendit le professeur Maurice Jourjon la prononcer. Séparée de nous par dix-huit siècles, mais si proche des sources de la foi chrétienne, la pensée d’Irénée, le premier grand théologien de l’Eglise, est en effet de celles qui peuvent parler aux femmes et aux hommes d’aujourd’hui : par sa vision joyeuse de la venue du Christ, son sens de la croissance de la vie, son appel à participer à la symphonie inachevée de la Création… Donna Singles était venue des Etats-Unis, son pays natal, à Lyon. Et c’est à Lyon, capitale des Gaules, qu’était venu s’installer Irénée, après avoir quitté Smyrne, sa ville natale (l’actuelle Izmir en Turquie). Par-delà les siècles, une rencontre dans la même foi allait mobiliser pendant des années l’énergie et l’enthousiasme considérables de cette Américaine très originale. Alliant la passion à la rigueur et à la compétence d’une longue fréquentation de l’œuvre d’Irénée, elle nous propose ici sa  » clé de lecture  » pour entrer dans son langage, celui des premiers siècles, et découvrir à quel point il peut nous rejoindre et nous éclairer aujourd’hui. Les chapitres du livre suivent tout simplement les articles du Credo, du symbole des Apôtres, la foi d’Irénée étant interrogée sur chacun de ces articles, d’où une présentation particulièrement claire et accessible.

Cette confirmation était d’autant plus précieuse que la basilique de Vézelay affirmait posséder le corps de Marie-Madeleine. En 1320, le chevet est terminé avec la première travée des trois nefs. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345. L’entrée de la crypte se situe alors en dehors de l’église. En 1404, on sait que l’abside et les cinq dernières travées de la nef étaient terminées. Les travaux reprennent sous Louis XII en 1508 avec la nomination d’un nouveau prieur, Jean Damiani, qui exercera le plus long prieurat du couvent durant trente cinq ans de 1508 à 1543.

Les trois premières travées sont achevées en 1532 après quelques interruptions dues notamment à la peste. Dès 1839, des travaux avaient été engagés au chevet, comme des graffitis nous l’ont appris, et l’église a été classée au titre des monuments historiques sur la liste de 1840, parmi les monuments les plus prestigieux de France. Les travaux dirigés par le père Lacordaire en 1875 eurent une incidence sur la face du monument : la démolition des maisons de deux étages sur la galerie du cloître et les chapelles nord. La restauration proposée par Henri Révoil connaissait un commencement d’exécution. Jules Formigé s’intéressa à la basilique, mais procéda surtout à des fouilles et à la présentation de la crypte que Révoil avait décorée dans le goût de son temps en 1884. Après la Seconde Guerre mondiale, Paul Colas put intervenir sur les fenestrages du bas-côté nord, de l’absidiole nord, mais les travaux furent interrompus. François Enaud le 25 mai 1977.