L’oligarchie au pouvoir PDF

On peut distinguer les oligarchies institutionnelles et les oligarchies de fait. Les oligarchies institutionnelles sont les régimes politiques dont les constitutions et les lois ne réservent le pouvoir qu’à une minorité de citoyens. Les oligarchies de fait sont les sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais où en fait ce pouvoir est l’oligarchie au pouvoir PDF par une petite partie de ceux-ci. L’étude des sociétés et des systèmes de gouvernements des sociétés traditionnelles démontre l’omniprésence du système oligarchique, basé sur l’idée que seule une partie des citoyens serait apte à gérer l’État et à se dévouer corps et âme à sa grandeur, à sa richesse et au salut des autres citoyens.


Tout le monde en France croit vivre en démocratie. Et pourtant, aucun citoyen ne pense que son bulletin de vote va changer quelque chose. Le pouvoir réel est oligarchique, c’est-à-dire dans les mains d’un petit groupe d’hommes. Le Parlement n ‘a plus guère de pouvoir : l’élu de la majorité doit voter pour les projets de lois du Gouvernement. Qui rédige ces projets ? Les hauts-fonctionnaires non élus. De plus, des intérêts organisés font pression : grand patronat, grands syndicats, groupuscules qui se disent autorités morales, médias politiquement corrects. L’oligarchie tient le pays en mains en dépit des tentatives de réformes. Mais il y a de plus en plus de résistance. Elle vient des victimes du système, victimes de l’immigration, de l’insécurité, de la spoliation fiscale, de l’arrogance des dirigeants. Comment réconcilier les Français avec leur régime ? En écoutant le peuple et sa vérité vécue, grâce aux référendums d ‘initiative populaire. Cette vérité est différente de celle des « experts », car vécue, « existentielle ». Qui suivra cette ligne ? La gauche ? L’UMP ? Le FN ? Si la classe politique s’obstine à ne pas comprendre, seule la démocratie directe pourra délivrer les Français du pouvoir oligarchique en rendant la parole au citoyen.

Cette section ne respecte pas la neutralité de point de vue. Bourdieu dénonce également cette dérive oligarchique dans sa théorie du  déterminisme social . Selon certains intellectuels, les sociétés contemporaines du monde occidental, même si elles se définissent en droit comme démocratiques, sont elles aussi concernées par une dynamique oligarchique. Ceux-ci constituent en effet une caste de plus en plus puissante, dont les membres délibèrent entre eux de décisions s’appliquant à l’ensemble de la population, alors que celles-ci ont pour finalité exclusive de servir leurs intérêts personnels. Selon Hervé Kempf, la dérive oligarchique des sociétés occidentales a été symbolisée de manière flagrante lors de l’adoption par les pays membres de l’Union européenne, du traité de Lisbonne en 2008. Le terme oligarque, qui n’était plus utilisé que pour l’histoire des sociétés anciennes ou les récits de science-fiction, a trouvé un regain de faveur pour désigner les hommes d’affaires riches et les intellectuels ayant des liens avec le pouvoir politique. L’oligarchie a revêtu des formes diverses dans l’Antiquité grecque, mais elle supposait toujours la division des citoyens en deux classes, dont l’une seulement participait au gouvernement.

La souveraineté s’exprime dans la loi. Thèbes, Thespies et Orchomène entre autres, où existaient beaucoup de petites fortunes. Elle suppose des possesseurs moins nombreux que dans l’hypothèse précédente, avec des fortunes plus considérables. Cependant, les pouvoirs n’étant pas concentrés entre les mains d’un seul, c’est la loi qui garantissait l’hérédité des privilèges. Même dans un système électif, il se crée une classe qui regroupe les personnes qui connaissent les mécanismes de l’État et exercent son contrôle.