L’opinion française sous Vichy PDF

France face à l’Allemagne au début de la Seconde Guerre mondiale. Article détaillé : Armée l’opinion française sous Vichy PDF en 1940.


Dans la période qui a suivi la Première Guerre mondiale, le militarisme qui avait pu être de rigueur en France pendant les années de guerre a laissé la place à une vague de pacifisme et d’antimilitarisme. A ce chiffre s’ajoutent les morts civils, environ 10 000. Le nombre des blessés est d’environ 200 000 blessés militaires. Une centaine de milliers d’hommes se trouvent en Grande-Bretagne.

Ce sont les membres du corps expéditionnaire de Narvik, les rescapés de Dunkerque et les équipages appartenant à la marine de guerre et à la marine marchande. La grande majorité choisira d’être rapatriée en France. Article détaillé : Armistice du 22 juin 1940. Les conditions d’armistice apparaissent clémentes à la délégation française. En particulier, ils sont agréablement surpris d’apprendre que la Flotte pourrait rester aux mains de la France. Les principales modalités concernant la taille et l’organisation de l’Armée sont décidés par des militaires allemands et italiens réunis le 29 juin à Wiesbaden, une ville de la Hesse qui avait été le siège du quartier général des autorités militaires françaises en Allemagne après 1918.

Pour la plupart des dirigeants français, il semble clair que les forces allemandes qui ont écrasé l’Armée française vont rapidement venir à bout du Royaume-Uni. En janvier 1944, Winston Churchill déclarait au général Georges :  L’armistice nous a en quelque sorte rendu service. Hitler a commis une faute en l’accordant. Les partisans de l’armistice ne voient pas plus loin que la conclusion d’une paix immédiate.

Le cuirassé Bretagne en feu, quelques minutes avant qu’il n’explose à Mers el-Kébir. Base aérienne 144 Aïn Arnat, Sétif 1940, inspection du général Weygand accompagné de l’amiral Abrial et du général Noguès, salué par le commandant de la base et ses officiers. Au début du mois de juillet, le premier ministre britannique Winston Churchill décide d’empêcher les navires français stationnés en Grande-Bretagne ou en Afrique du Nord de rejoindre leurs ports d’attache comme le prévoyait l’article 8 de la convention d’armistice. Churchill ne croyait pas à la promesse allemande de ne pas utiliser ces vaisseaux dans des opérations militaires. Article détaillé : Bataille de Mers el-Kébir. Gaulle à Londres réussit quand même à faire basculer dans le camp des Français libres le Tchad, puis le Cameroun et le Congo avec la complicité des officiers en place.

Montoire et dans la période qui suit, les négociateurs français mettent en avant ces faits d’armes qui prouvent que l’État français sait défendre sa souveraineté contre son ancien allié pour grappiller quelques avantages de la part du vainqueur. Dans les négociations qui suivent Montoire, les questions militaires occupent une place centrale. Le ministre de la Guerre Huntziger y joue un grand rôle. Finalement aucune expédition militaire n’est montée pour reconquérir le Tchad, mais après la prise en force de Libreville par les Français Libres, les Allemands permettent que les effectifs en Afrique du Nord soient relevés à 127 000 hommes. L’armistice de juin 1940 est loin de faire l’unanimité parmi les unités de l’Armée stationnées dans les différentes colonies de l’Empire français. Les troupes de Syrie, par exemple, avaient semblé être tentées par la poursuite de la guerre. Il était alors aisé de passer en Palestine, contrôlée par les Britanniques.

Pour parvenir à cet objectif de la façon la plus indolore qui soit, l’âge de la retraite est abaissé et un certain nombre de services spécialisés comme la santé, ou l’intendance sont  civilisés , c’est-à-dire que le personnel autrefois militaire effectue les mêmes tâches avec un statut civil. Pour le recrutement de la troupe, l’armistice aurait imposé d’abandonner complètement le système de conscription pour passer à l’armée de métier, mais en novembre 1942, il reste encore 25 000 appelés. S’il existe, au sein de l’Armée d’armistice, une mouvance anti-allemande qui peut s’exprimer à peu près librement, le courant gaulliste est pratiquement inexistant. On comprend bien que la plupart des officiers ayant charge de famille ne se soient pas précipités à Londres. Les Britanniques et les gaullistes ne se privent d’ailleurs pas de courtiser les officiers français au plus haut échelon.