Les années 30 d’Anne Bony PDF

Ce qui devait être fait l’a été Le 4 mai il a été sanctionné. Mais ce que je sais, c’est que, le lendemain, dès qu’ils l’ont su, mes les années 30 d’Anne Bony PDF à l’Elysée ont pris une sanction. Benalla n’a PAS été sanctionné en mai. La France est confrontée à des menaces sérieuses et a priori durables.


Les décennies sont rarement exactes au rendez-vous de l’Histoire et cachent souvent leur âge. Les années 30 s’inaugurent quant à elles avec ponctualité le vendredi 24 octobre 1929 alors que ferme la bourse de Wall Street et s’évanouissent le 3 septembre 1939 lors de la déclaration de guerre à l’Allemagne par la France et le Royaume-Uni. Pendant dix ans, l’économie naufrage tandis que le système financier explose en une suite de krachs inédits et contagieux. Les démocraties vivent sous la menace hypnotique du totalitarisme toujours plus arrogant. Les diplomates renoncent aux lénifiantes conférences lacustres en improvisant des contre-feux fragiles. Les Etats-unis sont ailleurs. L’Asie nous semble de plus en plus lointaine. La Russie rentre dans le jeu. L’Italie se laisse séduire à coups d’abandons. Seul Hitler sait ce qu’il veut. L’aventure est partout, le drame s’insinue. La littérature témoigne de toutes ces turbulences. Les surréalistes s’époumonent en dérisoires excommunications et la NRF s’auto édifie un mausolée en imposant un certain style sans pour autant faire école. L’engagement divise les intellectuels tant sur les enjeux que sur les objectifs. L’art en découd avec la réalité. La figuration creuse son sillon, les avant-gardes s’éclipsent et l’abstraction s’affirme. La musique s’étonne de l’atonalité en se marginalisant encore davantage. Au théâtre de boulevard, la société s’amuse de son propre spectacle, mais la création est ailleurs à Paris, Berlin ou Moscou pour quelques années encore. Le monde se fonde sur l’aléatoire alors que les architectes construisent pour l’éternité, et si l’époque cherche sa voix dans une incroyable cacophonie, le cinéma trouve la sienne dans des salles qui sont des temples. Anne Bony.

En plus de faire face à une profonde recomposition politique, elle doit s’atteler à combattre des individus prêts à pourfendre notre modèle à coups de marteau et autres outils de bricolage. Que nous propose le nouveau gouvernement de notre christique sauveur, Louis Napoléon Macron ? Voyons de plus près de quel bois, ou plutôt de quel acier sera faite notre boîte à outils législative qui, on ne peut en douter, effrayera à coup sûr l’ennemi. Assignations à résidence, perquisitions administratives, fermetures de lieux de culte, zones de protection et de sécurité, toutes ces mesures ô combien efficaces de l’état d’urgence constituent l’armature de cette nouvelle mouture antiterroriste. Bien entendu, si l’on n’a rien à se reprocher, on n’ira pas nous chercher des noises.

D’ailleurs, comme le rappelle Le Monde, ces mesures d’exception visant à être banalisées ne concernent que les terroristes ! Pas de doute, les dérives du passé ne seront plus. Aucun militant écologiste ne sera assigné à résidence, aucun manifestant ne sera interdit de défiler, aucun exilé ne sera injustement privé de liberté. Pour autant, nous direz-vous, nous sommes un peu pointilleux ou à défaut tatillons. Imaginez donc que sur la foi de quelques informations glanées par nos services de renseignement, on pourra venir perquisitionner votre domicile sans qu’un juge ne l’ait décidé au préalable. Et si on ne trouve rien ? Fort dommage pour l’individu qui devra à coup sûr retourner à Leroy-Merlin s’acheter une nouvelle porte.

On retrouve curieusement ici l’idée de bricoler. Mais ne vous en faites pas ! Vous pourrez toujours toquer à la porte de ce fameux juge administratif lorsqu’on aura fracassé la vôtre. Peut-être obtiendrez-vous un dédommagement en compensation du zèle policier.