Les pastorales basques PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Selon les lois des Basques, ou Fors, la maison était généralement transmise, ainsi que toutes ses dépendances, à l’aîné les pastorales basques PDF la famille, voire à l’aînée en Labourd. La propriété de la ferme et ses terrains ont toujours été transmis intégralement au sein d’une même famille.


Comme dans les autres régions de système à maison, la maison basque, intimement liée à la terre qui est la source de subsistance, est d’une extrême importance. Elle symbolise la pérennité, la sécurité et la continuité de la propriété doit être protégée pour que celle de la famille soit assurée. La maison et ses dépendances se transmettent en totalité à un seul héritier, le plus souvent l’aîné, qu’il soit garçon ou fille en Labourd. Maître de maison’’ en tant qu’héritier d’une  maison de Maître . Les biens de famille, dits avitins, c’est-à-dire marqués d’indisponibilité, ne peuvent être vendus, légués ou hypothéqués sans l’accord formel de l’héritier.

Il arrivait que celui-ci, frappé par la mauvaise fortune dusse revendre tout ou partie de son héritage. Ce droit coutumier désavantageait à l’évidence les cadets de la famille. La maison traditionnelle basque est une institution de caractère économique, social et religieux, intégrée dans une famille, qui représente les habitants actuels en communion avec l’âme des ancêtres. Elle est porteuse d’une tradition, chargée de fonctions religieuses auxquelles elle ne peut renoncer. La vie sociale et politique des Basques s’organise autour de l’etxe ou etche. Seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village.

C’est l’élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison. La société basque privilégiait donc, non l’individu, mais la famille. Au Labourd, l’égalité de tous les maîtres de maison était la règle, sauf pour les Nobles, exclus de la vie politique. La société navarraise était plus complexe, car la féodalité médiévale avait influencé ce royaume. Les demeures fivatières : leurs propriétaires étaient gestionnaires de parcelles d’un bien noble qu’ils avaient défrichées.

Ils étaient redevables d’un  cens , redevance en argent ou nature, et parfois prestation de main-d’œuvre. N’étant pas propriétaires, il ne leur était accordé aucune voix aux assemblées délibératives, d’où, d’ailleurs, ils étaient parfois exclus. Les maisons franches : leurs maîtres, roturiers, étaient propriétaires du domaine, sans restriction. Ils ne payaient pas la taille mais versaient chaque année un don  volontaire  au roi. Navarre, leurs propriétaires jouissaient de tous les avantages et responsabilités de la noblesse. Soule, soulignant que la noblesse était attachée à la propriété du sol, et non liée au sang. Fussiés-vous le dernier roturier de la province, si vous possédez une de ces maisons vous êtes réputé noble et jouissez des privilèges de la noblesse.

Fussiés-vous aussi gentilhomme comme le Roy, si vous ne possédez point de maison noble, vous n’y jouissez d’aucune prérogative non plus que le moindre paysan. Nagusiak, la classe des propriétaires de plusieurs fermes. Etxejabeak, petits propriétaires en minorité, constituaient l’enseigne du pays, exploitant les ressources de leur maison domaniale héritée. Morroiak sont au niveau le plus bas, ce sont des domestiques ruraux qui toute leur vie, en échange de leur travail reçoivent de la nourriture, un logement et des vêtements. N’ayant aucune ressource, ils étaient condamnés à ne jamais pouvoir fonder de famille. P1 – Ahetze, linteau sculpté au-dessus du lorio – Gure Etxea : notre maison.

P2 – Ahetze, maison labourdine dissymétrique. P4 – Bidarray, soleil au centre du linteau. P5 – Bidarray, rejet d’eaux de ruissellement au-dessus des fenêtres. P6 – Larressore, façade en briques.

P8 – Saint-Jean-Pied-de-Port, détail du linteau d’une maison, N inversés. P9 – Saint-Étienne-de-Baïgorry, balcon suspendu entre deux murs gouttereaux. Une borde dans le parc naturel de Gorbeia, ancienne ferme aujourd’hui servant à abriter le bétail, au parc naturel de Gorbeia. Dans de vieux documents navarrais, on trouve les formes : Echeverri, Echerry, Echarry et au Moyen Âge : Echagüe, Echano, Echarri ainsi que Esceverrianensis pour  d’Etcheverria . Les maisons traditionnelles dans la campagne basque reprennent un plan assez courant, celles-ci servant à accueillir les hommes et leurs bêtes sous le même toit. Du fait de sa construction initiale, par additions de poteaux et de fermes, et de la nature des sols, la maison basque n’a pas de cave et elle est posée, sans fondation, sur le sol.

L’extérieur est reconnaissable par ses pans de bois. En effet, introduit en Europe par le Pays basque, le maïs, plante américaine, mieux adaptée que le blé, a permis aux Basques de mieux se nourrir, et a fait diminuer les famines. Faite de torchis, elle a des pans de bois apparents, peints le plus souvent en rouge brun. Son orientation traditionnelle est Est-Ouest, avec l’entrée à l’est, pour se protéger des vents chargés de pluie provenant de l’océan à l’ouest.