Les semaines sociales de France : Cent ans d’engagement social des Catholiques français 1904-2004 PDF

En les semaines sociales de France : Cent ans d’engagement social des Catholiques français 1904-2004 PDF, il est un des rédacteurs de la loi de séparation des Églises et de l’État. En 1924, sa dépouille est transférée au Panthéon. Il appartient à une famille paternelle qui a évolué de la paysannerie vers la bourgeoise provinciale du Tarn : sénateurs, avocats, médecins.


Les Semaines Sociales de France ont été, dans l’histoire de l’Eglise, une grande aventure d’un siècle. Elles sont devenues au fil des temps une véritable institution au sein du catholicisme français, une institution laïque quia exercé une influence considérable dans l’Eglise en France, et dans le dialogue entre l’Eglise et la République. Ces Semaines restaient mal connues, souvent évoquées, mais jamais traitées dans leur ensemble. C’est dire l’intérêt et l’importance historiographique de ce Colloque. Le travail dont nous disposons désormais est d’une ample portée. Il offre un regard unique sur l’aventure de laïcs porteurs de l’enseignement social chrétien et d’une certaine idée des réalités économiques et sociales, nationales et internationales de leur temps. Au moment où les Semaines Sociales de France connaissent un renouveau remarquable, cette publication présente l’incontestable intérêt de les situer dans leur histoire et de répondre aux questions majeures de notre  » vivre ensemble « . Avec leur enseignement social, lés Semaines Sociales entendent encore proposer à tous les hommes un humanisme, un humanisme intégral et solidaire, capable d’animer un nouvel ordre social, économique et politique, fondé sur la dignité et sur la liberté de toute personne humaine.

Jaurès en 1878 à l’École normale supérieure. Félix Deltour, qui convainc ses parents de lui faire poursuive ses études dans les écoles de l’ élitisme républicain , alors qu’ils le destinaient à l’administration des postes. L’inspecteur lui obtient une bourse qui lui permet de préparer à Paris l’École normale supérieure, au collège Sainte-Barbe puis au lycée Louis-le-Grand. Devenu professeur, Jaurès enseigne tout d’abord au lycée Lapérouse d’Albi, puis rejoint Toulouse en 1882 pour exercer comme maître de conférences à la faculté des lettres. Entrée de la demeure familiale, rue Réclusane, où naquit Jean Jaurès, le 3 septembre 1859. Plaque commémorative rappelant le lieu de naissance de Jean Jaurès.

Maison de jeunesse de Jean Jaurès au domaine de La Fédial. Détail du Monument à Jean Jaurès à Castres. Le mémorial Louis Jaurès à Chaudun, stèle avec buste de Jean Jaurès. Le mémorial Louis Jaurès à Chaudun, plaque.

Le jeune député Jaurès entre 1885 et 1889. Il faut toutefois garder à l’esprit que c’est l’époque des premiers succès politiques du général Boulanger qui, selon Jaurès, dévoie le socialisme. Privé de son mandat de député, Jaurès reprend son enseignement à la faculté de Toulouse. Il est reçu docteur ès lettres en 1892. Il continue également son activité politique. Article détaillé : Grèves de Carmaux de 1892-1895.

La grève des mineurs de 1892 à Carmaux vue par Le Petit Journal. Gabriel Pech, Monument à Jean Jaurès à Carmaux. En 1892, quand éclate la grande grève des mineurs de Carmaux, Jean Jaurès est à l’écart de la vie politique nationale. Les ouvriers se mettent en grève pour défendre  leur  maire. En plein scandale de Panama, la République semble ainsi prendre le parti du patronat contre les grévistes.

Dans ses articles à La Dépêche, Jean Jaurès soutient, aux côtés de Georges Clemenceau, la grève. Il accuse la République d’être aux mains de députés et ministres capitalistes favorisant la finance et l’industrie aux dépens du respect des personnes. Sous la pression de la grève et de Jaurès, le gouvernement arbitre le différend Compagnie minière de Carmaux-Calvignac au profit de ce dernier en lui donnant un congé illimité pour qu’il exerce ses fonctions de maire. Solages démissionne de son siège de député et provoque l’élection anticipée de janvier 1893. Jaurès est alors désigné par les ouvriers du bassin pour les représenter à la Chambre. Désormais, Jean Jaurès représente à la Chambre des députés les mineurs de Carmaux.

Surtout, Jaurès se lance dans une incessante et résolue défense des ouvriers en lutte. Il défend les verriers d’Albi, renvoyés par leur patron Rességuier. Ce qui lui vaut l’ouverture d’une information judiciaire pour entrave à la liberté de travail, abandonnée fin 1895. C’est ainsi que vous êtes obligés de recruter dans le crime de quoi surveiller le crime, dans la misère de quoi surveiller la misère et dans l’anarchie de quoi surveiller l’anarchie. Malgré ce discours, la Chambre vota dans une large majorité la confiance au gouvernement. Cette grève aboutira à la fondation de la Verrerie ouvrière d’Albi, premier grand exemple d’entreprise autogérée. Dans le Languedoc viticole, il visite  Les Vignerons libres de Maraussan  qui créent la première cave coopérative.