Levinas et l’exception du soi: Ontologie et éthique PDF

Leurs philosophies, bien que très proches, ne sauraient être confondues, même si les deux auteurs se sont influencés. Je n’essaie pas de protéger ma vie après coup par ma philosophie, ce qui est bâtard, ni de conformer levinas et l’exception du soi: Ontologie et éthique PDF vie à ma philosophie, ce qui est pédantesque, mais vraiment, vie et philo ne font plus qu’un. Jean-Paul Sartre laisse derrière lui une œuvre considérable, sous forme de romans, d’essais, de pièces de théâtre, d’écrits philosophiques ou de biographies. Sa philosophie a marqué l’après-guerre, et il reste, avec Albert Camus, un symbole de l’intellectuel engagé.


Levinas n’est pas le premier ni le seul penseur à avoir eu le souci de décrire la subjectivité pour elle-même et à partir d’elle-même. Cette subjectivation, toujours à reprendre, Levinas l’aura envisager lui-même doublement, en deux lieux distincts, l’ontologie et l’éthique. L’ontologie dans la mesure où elle se propose de déduire la signification de l’étant subjectif dans l’être, l’éthique dans la mesure où elle pense l’unicité du moi à partir de la responsabilité pour autrui. L’ontologie et l’éthique sont, pour Levinas, deux figures de l’egologie, elles décrivent deux manières d’être soi. Pour le comprendre l’auteur rétablit les rapports souvent oubliés entre Levinas et Husserl, Heidegger, Sartre, Merleau-Ponty et Henry.

1980, Sartre n’a cessé de défrayer la chronique. Il fut en effet de tous les combats, pleinement et totalement engagé dans son époque, embrassant avec ferveur toutes les causes qui lui ont semblé justes. Sartre aura milité inlassablement, jusqu’au bout de sa vie. Selon de nombreux commentateurs et pour Sartre lui-même, sa vie est séparée en deux par la Seconde Guerre mondiale. Cette seconde période de son œuvre a fortement influencé les sociologues qualitativistes comme Erving Goffman. Le petit Sartre n’a jamais connu son père, qui meurt de la fièvre jaune quinze mois après sa naissance. L’image du père est pourtant là : c’est son grand-père, Charles Schweitzer, homme à la personnalité imposante, qui l’éduque avant qu’il n’entre à l’école publique à dix ans.

De 1907 à 1917, le petit  Poulou , comme on l’appelle, va donc vivre avec sa mère chez les parents de celle-ci. Il y passe dix années heureuses. Cette période se termine en 1917 : sa mère se remarie avec Joseph Mancy, ingénieur de la marine, que Sartre, alors âgé de 12 ans, ne finira jamais de haïr. Ils déménagent alors à La Rochelle, où il restera jusqu’à l’âge de 15 ans, trois années qui seront pour lui des années de calvaire : Sartre passe en effet du climat familial heureux à la réalité des lycéens qui lui paraissent violents et cruels. Vers l’été 1920, malade, Jean-Paul Sartre est ramené d’urgence à Paris.