Linguistique générale et langue anglaise PDF

Julie  ou  la voiture à Julie  ? Adjectif ou nom de nationalité :  il est français  ou  il est Français  ? Adjectif verbal ou participe présent :  fatigant  linguistique générale et langue anglaise PDF  fatiguant  ? An deux mil  ou  an deux mille  ?


Cet ouvrage présente de façon claire ce que tout étudiant en langue étrangère – et plus particulièrement en anglais – a besoin de connaître dans le domaine de la linguistique. Après un bref panorama des principales théories, il traite des cinq parties essentielles de la linguistique : phonétique / phonologie, morphologie / lexicologie, syntaxe, sémantique, pragmatique. Les deux derniers chapitres sont consacrés aux origines de la langue anglaise et aux variétés d’anglais. Des exercices avec corrigés sont proposés à la suite des chapitres les plus  » techniques « .

Avoir l’air :  Elle a l’air malin  ou  Elle a l’air maligne  ? Ce qui reste ou ce qu’il reste ? Dimanche : premier ou dernier jour de la semaine ? Vive les vacances ou vivent les vacances ? Il a acheté ce livre à leur intention, pour le leur offrir. On compose un poème à l’intention d’un ami. On fait dire une messe à l’intention d’un défunt.

On dit peut-être plus couramment à Carrefour, à Auchan que chez Carrefour, chez Auchan. On n’utilisera l’article défini que pour désigner un magasin particulier : à l’Auchan de tel endroit, au Carrefour de telle ville. On ne peut que déplorer que l’usage des accents sur les majuscules soit flottant. On observe dans les textes manuscrits une tendance certaine à l’omission des accents. Son absence ralentit la lecture, fait hésiter sur la prononciation, et peut même induire en erreur.

Il en va de même pour le tréma et la cédille. On veille donc, en bonne typographie, à utiliser systématiquement les capitales accentuées, y compris la préposition À, comme le font bien sûr tous les dictionnaires, à commencer par le Dictionnaire de l’Académie française, ou les grammaires, comme Le Bon Usage de Grevisse, mais aussi l’Imprimerie nationale, la Bibliothèque de la Pléiade, etc. L’usage en la matière est mal fixé. L’Académie française, dans son Dictionnaire, choisit de le considérer comme un adjectif et écrit par exemple Il est belge. Pour différencier le participe présent de l’adjectif, on peut noter qu’en général la présence d’un complément, en particulier d’un complément d’objet direct ou indirect, indique qu’il s’agit d’un participe présent tandis que l’emploi absolu est en faveur de l’adjectif verbal : un orateur ravissant son auditoire, des élèves parlant à leurs voisins, des animaux vivant en Australie mais une femme ravissante, le cinéma parlant, des êtres vivants.

Il faut encore ajouter que parfois l’orthographe du participe présent et de l’adjectif verbal diffère. Un Anglais se plaignait amèrement de l’irrégularité des verbes français, qu’il apprenait : le verbe aller, disait-il, est impossible. Amour, délice et orgue peuvent être masculins au singulier et féminins au pluriel. Délice est généralement masculin au singulier et féminin au pluriel. Cependant, après des expressions comme un de, un des, le plus grand des, etc. An et année sont parfois substituables l’un à l’autre. An désigne une période indivisible, une simple unité de temps, abstraction faite des divisions que l’on pratique dans l’année.

Pour plus de détails sur l’emploi de ces mots, on consultera avec profit les articles An et Année de la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie. Selon cette règle, on devrait écrire l’an mille, mais la graphie l’an mil est assez fréquente. En résumé, nous conseillons d’écrire non seulement l’an deux mille, mais aussi l’an deux mille dix, etc. Il est excessif de parler d’une invasion de la langue française par les mots anglais. Les emprunts à l’anglais sont un phénomène ancien.

1960 : audit, codon, cutter, jogging, kart, patch, patchwork, permissif, pesticide. Cette extension des emprunts à l’anglais, qui a connu une accélération depuis une cinquantaine d’années, tient au fait que l’anglais est aussi la langue de la première puissance économique, politique et militaire, et l’instrument de communication de larges domaines spécialisés des sciences et des techniques, de l’économie et des finances, du sport, etc. Un Dictionnaire des anglicismes de 1990 en enregistre moins de 3000, dont près de la moitié sont d’ores et déjà vieillis. Pour affiner encore les statistiques, disons que 48 mots proviennent du russe, 87 du néerlandais, 41 du persan, 26 du japonais et 31 du tupi-guarani ! Il est en outre à noter que l’on ne considère ordinairement que le lexique pour parler d’une  invasion  de l’anglais.