Manuel d’art-thérapie PDF

Cet article est une ébauche concernant la médecine. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? La thérapie manuelle est une activité pratiquée par certains kinésithérapeutes, les chiropracteurs, les ostéopathes et manuel d’art-thérapie PDF podologues.


En France, le titre de thérapeute manuel n’étant pas protégé, n’importe qui peut se proclamer thérapeute manuel, qu’il ait ou non suivi une formation de santé. Points de vue et débats scientifiques , 2014, 380 p. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 24 novembre 2018 à 18:18. La thérapie ajoute à l’art le projet de transformation de soi-même.

L’art ajoute à la thérapie l’ambition de figurer de façon énigmatique les grands thèmes de la condition humaine. La création – acte et résultat – peut permettre la transformation profonde du sujet créateur. L’art-thérapie est une méthode qui consiste à créer les conditions favorables au dépassement des difficultés personnelles par le biais d’une stimulation des capacités créatrices. Définition plus succincte : accompagnement thérapeutique de personnes, généralement en difficulté, à travers la production d’œuvres artistiques.

Art-thérapeute : artiste, ou professionnel de la relation d’aide, pratiquant l’art-thérapie. Médiation artistique : intervention d’un artiste auprès de personnes en difficulté pour qu’elles contactent leur potentiel créateur et redeviennent par là davantage sujets d’elles-mêmes. L’art-thérapie est davantage à la perception, à la prise en compte et à la résolution des phénomènes transférentiels renvoyant aux projections intersubjectives dans l’œuvre. Néanmoins, il existe plusieurs approches de la psychothérapie par l’art avec différentes références théoriques et pratiques, parfois assez éloignées. Le pouvoir thérapeutique de l’art est évoqué depuis la nuit des temps.

On peut déjà évoquer Freud et son enseignement sur la symbolisation, qui sert de socle au développement de l’art-thérapie. Le premier ouvrage vraiment éclairant est donc celui de Walter Morgenthaler, médecin. En 1922, il publie un ouvrage présentant les œuvres d’Adolf Wölfi, patient qui a réalisé une quantité importante de dessins et collages. Ce livre est très important dans l’histoire de l’art-thérapie, par le lien positif qu’il introduit entre maladie et création. En 1922, Hanz Prinzhorn publie l’ouvrage Expression de la folie. En 1955 paraît le livre L’Art psychopathologique de Robert Volmat consacré à l’exposition internationale d’œuvres crées par des patients de 1950. Notons que Volmat créé, avec Jean Delay, la société internationale de psychopathologie de l’expression.

En 1984, Gisela Pankow développe d’importants travaux autour du modelage. Selon elle en effet, le modelage permet de travailler sur la représentation de son corps. Jean Dubuffet, artiste peintre et sculpteur, découvre les productions de personnes internées en hôpital psychiatrique et se passionne pour ce type de création qu’il nommera l’art brut dans les années 1940. Il organisera tout au long de sa vie de nombreuses expositions de productions issues de ce courant qu’il a contribué à faire connaitre.

Jean Dubuffet et André Breton feront partie des fondateurs de l’association loi de 1901 la Compagnie de l’art brut en 1948. Elle cherche à soigner, rééduquer, réhabiliter, restaurer des capacités physiques par l’activité, le travail. Parmi ces activités, on trouve des activités d’expression artistique. Il invente notamment le terme de squiggle pour designer un dessin cocréé avec un enfant. Il le présente ainsi :  » une espèce de test de projection dans lequel je joue un rôle. Il évoque la notion d’espace potentiel. Marion Milner évoque la notion de  médium malléable  en 1952 dans son article  Le rôle de l’illusion dans la formation du symbole .

Cette notion est reprise de nos jours par René Roussillon, psychologue clinicien et professeur à l’université Lyon 2. Il est important de savoir que l’association de l’art-thérapie à la psychanalyse est de plus en plus controversée. Melanie Klein, 1882-1960, psychanalyste d’enfants, développe la théorie du deuil et de la réparation dans le contexte de la cure et la technique psychanalytique du jeu. Jacques Soisson, artiste peintre, est aussi psychothérapeute pour enfants. 1966, il collectionne alors des peintures et dessins d’enfants et d’adolescents.

Il est représenté par Arno Stern, Max Pagès puis Guy Lafargue et Jean Broustra. Arno Stern est un des précurseurs des ateliers d’expression libre. Max Pagès, psychosociologue, se réclamant de l’approche non-directive de Carl Rogers. Il prône l’implication émotionnelle de l’animateur. 1970, Guy Lafargue, psychologue clinicien et docteur en sciences de l’éducation, développe une approche d’ateliers d’expression qui débouchera dans les années 1980 sur le concept d’ art cru .