Oeuvres d’Alphonse Daudet: Tome 1 10 titres de 1858 à 1876 PDF

Façade de la maison natale de Rops au 33, rue du Président à Oeuvres d’Alphonse Daudet: Tome 1 10 titres de 1858 à 1876 PDF. Dès 1838, Rops est scolarisé chez les Jésuites, au Collège Notre-Dame de la Paix.


Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840, dans une famille catholique et légitimiste. Son père Vincent Daudet est tisserand et négociant en soieries, dont les ancêtres sont originaires des Cévennes et sa mère Adeline est la fille d’Antoine Reynaud, un riche négociant en soie ardéchois. Il passe la majeure partie de son enfance à Bezouce, un petit village situé dans le Gard. Après avoir suivi les cours de l’institution Canivet à Nîmes, il entre en sixième au lycée Ampère de Lyon où sa famille s’installe en 1849 lorsque son père doit fermer sa fabrique. Alphonse doit renoncer à passer son baccalauréat à cause de la ruine en 1855 de son père, commerçant en soieries. Il devient maître d’étude au collège d’Alès. Cette expérience pénible lui inspirera son premier roman, Le Petit Chose (1868). Dans ce roman, se trouvent des faits réels et inventés, comme la mort de son frère.
Désirant faire une carrière littéraire, il rejoint son frère Ernest à Paris en novembre 1857. Désargenté, il mène une joyeuse vie de bohème mais a son entrée dans quelques salons littéraires et mondains où la fréquentation d’une des dames de l’entourage de l’impératrice Eugénie lui vaut de contracter une affection syphilitique extrêmement grave dont il souffrira toute sa vie des complications, l’ataxie locomotrice l’obligeant notamment à marcher avec des béquilles. Collaborant dans différents journaux (notamment Paris-Journal, L’Universel et Le Figaro), il publie en 1858 un recueil de vers, Les Amoureuses, et entame la même année une liaison avec Marie Rieu, une jeune modèle aux mœurs faciles qui devient sa maîtresse officielle et qui lui inspirera le personnage du roman Sapho. Il rencontre en 1859 l’écrivain Frédéric Mistral avec qui il noue une amitié de près de 40 ans à l’origine d’une correspondance nourrie mais ternie lorsque Daudet publie L’Arlésienne en 1869 et le roman Numa Roumestan en 1881, caricature du tempérament méridional.
Les Amoureuses, poèmes (1858)
Lettres de mon moulin (1866)
Le Petit Chose (1868)
L’Arlésienne (1869) (éd. des Lettres de mon moulin augmentée)
Tartarin de Tarascon (1872)
L’Arlésienne (1872)
Les Contes du lundi (1873)
Wood’stown (1873)
Fromont jeune et Risler aîné (1874)
Jack (1876)

Il reçoit également un enseignement de précepteurs privés, à domicile. Au collège, il rencontre notamment le futur écrivain Octave Pirmez, d’un an son aîné, dont l’amitié se prolongera par une longue relation épistolaire. Nicolas-Joseph, son père, meurt le 7 février 1849. Félicien, alors âgé de quinze ans, est placé sous la tutelle de son cousin Alphonse Rops. Ses relations avec son parent, échevin de la ville de Namur, sont difficiles : dans ses lettres, Félicien décrit celui-ci comme intransigeant et sermonnaire, ce qui ne fait qu’accroître sa soif de liberté et d’évasion. Après ces débuts de caricaturiste, Rops entame une carrière d’illustrateur. Bruxelles, Rops est membre de la Société des agathopèdes et de la Société libre des beaux-arts dont il devient vice-président en 1868.

Cette entreprise, rapidement interrompue par la guerre franco-prussienne qui paralyse l’Europe, n’aboutit cependant pas, faute de parvenir à réunir des artistes issus d’autres nations que la France, les Pays-Bas et la Belgique. En mars 1885, Rops, au même titre qu’Anna Boch, est admis comme membre du Groupe des XX en remplacement de Frans Simons et de Théodore Verstraete, tous deux démissionnaires. Féru de botanique, il s’y adonne en compagnie de l’éditeur français Auguste Poulet-Malassis, exilé à Bruxelles de septembre 1863 à mai 1871. Il devient membre de la loge maçonnique namuroise La Bonne Amitié, le 1er juillet 1861.

Pierre-Joseph Proudhon assistera à son initiation. Le 28 juin 1857, Rops épouse Charlotte Polet de Faveaux, fille d’un juge au Tribunal de Namur, qu’il connait depuis l’université. De son union avec Charlotte naissent un fils, Paul, le 7 novembre 1858, et une fille, Juliette. Celle-ci, née le 18 octobre 1859, meurt d’une méningite à l’âge de cinq ans le 15 août 1865, causant à Rops un grand chagrin. Passionné de canotage, Rops collabore en 1862 à la fondation du Cercle nautique de Sambre-et-Meuse, dont il est le premier président jusqu’en 1869. Les contacts de Félicien Rops avec la vie parisienne remontent à sa rencontre avec le journaliste et écrivain Alfred Delvau.

Ce sont ces commandes qui amènent Rops à accompagner le journaliste dans les bas-fonds parisiens pour se documenter. C’est également Delvau qui présente Rops à l’éditeur Auguste Poulet-Malassis, à Paris en 1863. Celui-ci confie de nombreux projets au graveur, surtout après son exil à Bruxelles. Paris, tout comme à Bruxelles, Rops se pique de journalisme.