Psychologie différentielle : Cours et exercices PDF

En effet, le philosophe stoïcien Épictète enseigne, dans son Psychologie différentielle : Cours et exercices PDF, que  ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les représentations qu’ils en fabriquent. Pour ancrer nos représentations nouvelles il nous conseille de nous exposer à ce qui cause nos troubles et de les appréhender à travers divers exercices répétés quotidiennement. Selon Bernard Granger, si les analogies avec le stoïcisme sont profondes, notamment sur le principe de rationalité,  il ne faut pas pour autant être victime d’une illusion rétrospective et méconnaître les nombreux points de divergence entre école stoïcienne et thérapie cognitive. Mary Cover Jones, en 1924, expérimente la première thérapie comportementale : elle expose peu à peu des enfants à l’objet de leur peur, tout en les récompensant de cette exposition, ainsi qu’en leur montrant d’autres enfants qui eux n’ont pas peur.


La psychologie différentielle a pour objet l’étude de la variabilité des comportements et processus mentaux entre les individus. Cet ouvrage propose un exposé clair et précis de ce champ spécifique de la psychologie. Décrivant tout d’abord les origines et méthodes de la psychologie différentielle, il présente ensuite les plus récents acquis et les perspectives nouvelles dans le domaine de l’intelligence et de la personnalité. Est également dressé un bilan des travaux sur l’origine des différences individuelles (Y a-t-il une détermination héréditaire ? Comment agit l’environnement ?), sur les différences hommes et femmes et entre les groupes sociaux. Enfin, une partie  » Exercices et QCM « , qui permet une autoévaluation indispensable à la préparation des examens, figure à la fin de l’ouvrage.
Le souci pédagogique de l’auteur, la clarté de l’exposé et la qualité des synthèses proposées font de ce livre l’outil idéal pour l’étudiant en psychologie et sciences humaines ainsi que pour tout lecteur confronté à la variabilité des conduites humaines dans les secteurs du travail, de la santé, de l’éducation et de la formation.

En 1952, dans ses recherches sur l’anxiété, Joseph Wolpe propose un traitement dit de  désensibilisation systématique  fondé sur le principe d’inhibition réciproque qui consiste à produire un état psychologique incompatible avec l’état anxieux pendant l’exposition à l’objet phobique. Parallèlement entre les années 1950 et 1960, de nouvelles approches thérapeutiques voient le jour. En effet malgré certains succès dans le traitement des névroses, d’autres troubles dont la dépression s’avèrent plus résistants aux thérapies d’inspiration comportementalistes. Malgré l’effervescence scientifique autour de la Révolution cognitive, les fondements cliniques de ces approches reflètent davantage la recherche d’une  troisième voie  entre le béhaviorisme et la psychanalyse que les nouveaux paradigmes de la psychologie cognitive de laboratoire. La thérapie rationnelle qu’Albert Ellis élabore à partir de 1953 et qu’il baptisera par la suite de  thérapie rationnelle-émotive  se revendique ainsi de la philosophie stoïcienne. En 1961, Albert Bandura montre que, si l’on présente à des enfants de deux ans et demi des adultes maltraitant une poupée, et que ces adultes partent, les enfants imitent ces comportements violents.

L’imitation fonctionne si le comportement imité n’est pas vu  directement , mais est seulement filmé. Ulmer qui est chargé d’y développer ce programme considéré comme extrêmement innovant. Un psychiatre et un psychologue à plein temps, vingt infirmières et un travailleur social à mi-temps sont alloués au programme qui dure 5 ans au Camarillo contre deux ans dans la plupart des autres hôpitaux qui mettent en place l’économie de jetons à la même époque. Mais cela ne suffit pas pour faire face aux difficultés organisationnelles et logistiques.