Punir les pauvres : Le nouveau gouvernement de l’insécurité sociale PDF

Peinture de William Hogarth concernant la folie. La folie présente des faits saillants punir les pauvres : Le nouveau gouvernement de l’insécurité sociale PDF travers l’histoire, concernant sa perception et son traitement.


Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque  » crime et châtiment « . Il annonce l’instauration d’un nouveau gouvernement de l’insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulences
de la dérégulation économique et de la reconversion de l’aide sociale en tremplin vers l’emploi précaire. Au sein de ce dispositif  » libéral-paternaliste « , la police et la prison retrouvent leur rôle d’origine : plier les populations indociles à l’ordre économique et moral émergent. C’est aux États-Unis qu’a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale aux
mouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C’est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d’y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l’État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l’ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l’État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l’État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu’est la généralisation du salariat d’insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la  » pensée unique sécuritaire  » qui sévit aujourd’hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d’une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d’un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.

Articles connexes : Histoire des troubles mentaux et Histoire de la psychiatrie. Pour l’homme primitif, la pluie, le vent, la chaleur ou le froid viennent récompenser ou punir. La maladie est envoyée par des êtres surnaturels invisibles ou provoquée par les pratiques magiques des ennemis. Le comportement anormal du malade mental s’explique par l’intervention de mauvais esprits, de forces mauvaises et démoniaques qui ont pris possession de la personne. Pythagore a été le premier à dire que le cerveau est l’organe de l’intelligence humaine et le siège des maladies mentales. Puis Platon affirme que le principe vital du corps est l’âme. Aristote décrit le contenu de la conscience.

Mais leur observation s’arrête où commence le domaine réservé à la divinité. Antiquité à avoir exprimé que l’homme est seul responsable de son propre comportement, normal ou morbide. Puis les invasions barbares, les épidémies de peste, les famines, les tyrannies, l’insécurité généralisée, les malheurs de toutes sortes ont poussé les hommes à rechercher un réconfort dans les croyances surnaturelles. Les pratiques magiques, mystiques et démonologiques font alors un retour en force et le christianisme apporte à l’humanité souffrante le message d’espoir qu’elle attendait, celui d’une vie meilleure dans l’au-delà. Mais, au fil des siècles, au fur et à mesure que s’impose le dogmatisme chrétien, se développent la démonologie et l’exorcisme. Le fou est celui qui dit en son cœur que Dieu n’existe pas , dit le Psaume 53.