Traité de chimie minérale – tome premier – Métalloïdes PDF

D2B : Matière toxique ayant d’autres effets toxiques. R61 : Risque pendant la grossesse d’effets néfastes traité de chimie minérale – tome premier – Métalloïdes PDF l’enfant. S53 : Éviter l’exposition – se procurer des instructions spéciales avant l’utilisation. Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.


Pur, il se présente en cristaux incolores, prismatiques courts à longs, assez rarement tabulaires, plutôt aplatis et souvent striés verticalement, très légers de densité 1,74, tendres de dureté entre 2 et 2,5 supérieure à celle du gypse. Dans la nature, les cristaux, de transparent à opaque, peuvent être blancs : ils sont parfois colorés de gris à jaune, mais le plus souvent en masse terreuse blanchâtre, jaunâtre, grisâtre, verdâtre, bleuâtre. Les cristaux sont solubles dans l’eau et facilement fusibles, après gonflement, en un verre limpide. Cet alcali qui est aussi un fondant dans les arts du feu depuis l’Antiquité peut être irritant. La fusibilité élevée du borax, sa dissolution aisée des oxydes métalliques justifie son usage dans les soudures métal-métal. Par contre, l’appellation aujourd’hui technique dans le monde anglo-saxon, tincal ou tinkal proviendrait aussi de vieilles langues indo-iraniennes, à l’origine du vieux sanskrit puisque cette racine est attestée en sanskrit moderne tankana.

Le terme borate est proposé en 1787 par Guyton de Morveau. Le borax aurait été décrit suivant les normes de la minéralogie en 1848 par Nathaniel Wallich, naturaliste bon connaisseur du sous-continent indien. Ainsi en Asie centrale, les abords des lacs salins du Cachemire, du Lob Nor et du Tibet présentaient de grandes masses exploitées depuis la haute Antiquité. Le borax est aussi présent en efflorescence sur les sols des déserts. Aussi quelques rares pluies suffisent pour concentrer dans les points bas le minéral soluble qui peut toutefois se reformer en différents borates.