Vivre au minimum : Enquête dans l’Europe de la précarité PDF

Ce mémoire a été refusé en Mai vivre au minimum : Enquête dans l’Europe de la précarité PDF. Un second mémoire a été présenté en Septembre 2008. Il a été soutenu et validé.


L’insécurité fait l’objet de discours et de mesures répressives sans que ses causes soient expliquées. Or, c’est plutôt d’insécurité sociale que souffrent nos sociétés européennes, avec le développement massif et durable du nombre de salariés pauvres. C’est ce phénomène que ce livre remet au premier plan. Il est issu d’un travail regroupant des chercheurs engagés et des militants associatifs dans quatre pays. Il met en évidence la grande similitude des conditions de vie des chômeurs malgré les différences entre les systèmes nationaux de protection sociale. Les chômeurs d’Europe voient leurs allocations fondre comme neige au soleil et deviennent rapidement des  » assistés « , tout simplement parce que les patronats d’Europe non seulement licencient à tour de bras, mais font pression pour diminuer les cotisations sociales qui assurent les salariés contre la perte de leur emploi. Les  » minima sociaux  » ne permettent pas de vivre. Les contraintes qu’on inflige aux chômeurs, comme s’ils étaient responsables de leur licenciement, changent la nature de l’allocation de chômage : d’une compensation pour perte d’emploi, elle devient une aide conditionnée par les obligations à remplir.

Il s’agit de penser notre temps à l’aide de concepts et modèles plus appropriés à la situation. En connaître les limites n’empêche pas de penser et de croiser les approches pour réfléchir à notre condition humaine à l’aube de ce nouveau millénaire. Il s’agit des changements dans l’histoire des sciences, de l’évolution des théories. Le paradigme est un modèle théorique de pensée, qui oriente la réflexion et la recherche scientifique. Pour cet auteur, l’histoire de la science est discontinue.

C’est une période qui vient après la modernité. Pourtant, il est difficile de dater le passage de la modernité à la postmodernité. Pour beaucoup de gens, la modernité continue encore à fonctionner. Pour ce qui nous concerne, la postmodernité c’est notre temps, elle vient en continuité et en rupture avec la modernité. La pensée de Marx est en continuité avec la pensée moderne, notamment sur le rôle du progrès et de la science, sur la visée d’émancipation, mais il introduit aussi une rupture.

Il commence par constater que l’histoire humaine est l’histoire de la lutte de classe. Pour lui, il n’y a pas de nature humaine, mais une ou plutôt des conditions humaines. Un se divise en deux : la société est une unité qui contient au moins deux classes : la bourgeoisie et le prolétariat. La démocratie Le concept de démocratie était important pour la modernité. Dans le contexte postmoderne, la notion de démocratie ne fait pas débat. Elle est mise en œuvre et la philosophie n’aborde pas ce sujet en tant que tel. Personne ne semble vouloir revenir en arrière.

Ce qui peut faire débat, c’est le fait qu’elle est limitée. Par exemple, toutes les personnes qui vivent en France n’ont pas le droit de vote. La raison est partagée par tous les êtres humains. La raison peut s’élever au-dessus des situations particulières pour ne retenir que ce qui est fondé en raison.